24/11/2012

Petr Ginz

 Plus difficile à trouver : le journal de Peter Ginz

Peter Ginz était un garçon tchèque juif qui a été emprisonné dans le «camp de détention» de Terezin (prononciation tchèque: [tɛrɛzi ː n]; allemand: Theresienstadt) en 1941 et 1942, et là-bas, il a dessiné ce croquis le plus merveilleux de la terre comme on le voit par un étrange paysage de pics lunaires. Sur la photo Ginz, la terre est montré rotation de sorte que la ligne de longitude par Terezin est central et proche de la lune, une touche poignante.

De Terezin, l'écolier a été transporté à Auschwitz, où il fut assassiné en 1944 âgée de seize ans.

Une copie de la peinture Peter Ginz a été porté par la astronaute israélien Ilan Ramon sur le vol fatal de la navette Columbia. Le vol de la navette malheureuse a eu lieu le Février 1, 2003, sur ce qui aurait été Peter Ginz anniversaire 75e. 

/jewishhistoryaustralia.net

 

Ce livre est poignant, rempli d'optimisme mais aussi de beaucoup de lucidité

Peter Ginz écrivait dans la revue Vedem, qui fut publiée dans le Ghetto de Terezin

 

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A lire sur Terezin et la Tchécoslovaquie

 

HHhH par Binet 

HHhH de Laurent Binet

Ce livre mérite le détour et il est très bien écrit...

 

A Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C’est l’opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Heydrich était le chef d’Eichmann et le bras droit d’Himmler, mais chez les SS, on disait : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés ont été vérifiés. Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, pourtant, mener l’histoire à son terme. http://www.babelio.com
Il vous donnera une vue d'ensemble des la situation en Tchécoslovaquie. Il vous permettra aussi de connaitre l'histoire de Lidice (j'en parlerai plus tard)

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Edita Pollakova, n. 1932, victime de la Shoah © Musée juif de Prague

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les rôles de Terezin

Le ghetto de Terezin accomplit simultanément plusieurs fonctions :

  • lieu de transit avant le transfert vers un camp d’extermination, tel que Auschwitz ; 
  • lieu de décimation : les conditions de vie y sont insupportables, les personnes affaiblies, malades, jeunes et âgées meurent suite aux privations et aux mauvais traitements;
  • outil de propagande : durant l’année 1942, le Conseil juif de Terezin soumet aux nazis le projet de Département de l’organisation des loisirs, divisé en plusieurs sections: musique, théâtre, conférences, activités sportives, etc. Ces activités, plus ou moins tolérées au départ, sont soutenues et utilisées pour servir la propagande nazie. La riche vie culturelle du ghetto devient vite un des piliers de la politique de mystification mise en place par les SS, qui se servent des réalisations artistiques pour donner au monde l’illusion d’un Paradeisghetto. Même la Croix-Rouge se laissera leurrer par les nazis et leur fausse représentation du « ghetto-modèle », en réalité une maquette factice qui joue le rôle d’écran censé combattre, selon Eichmann, la propagande alliée relative aux crimes du Reich hitlérien.

 

Le ghetto de Terezin appartient à l’appareil génocidaire ; sa formation est liée aux déportations vers l’Est, ainsi que son bilan humain. Sur les 139.654 Juifs enfermés à Terezin (dont 10.500 enfants), originaires de Bohême, de Moravie, de Slovaquie,  d’Allemagne, d’Autriche, du Danemark, des Pays-Bas, de Hongrie, 33.430 y meurent et 86.934 sont déportés vers l’Est, où plus de 83.500 d’entre eux trouvent la mort. Moins de 200 enfants ont survécu.

 

Afin de protéger les enfants, le plus possible, des effets de la vie du camp, les adultes décident que ceux-ci doivent vivre ensemble, à l’écart des grandes casernes insalubres. C’est pourquoi tous les enfants, à l’exception des enfants en bas âge, sont transférés, à partir de l’été 1942, et en fonction de leur sexe, dans un foyer pour enfants, où ils ont des dortoirs communs et des possibilités de jeu. Pour beaucoup d’enfants, le ghetto est un choc. La séparation de leurs parents, l’effroyable expérience de la déportation dans le ghetto et les conditions d’existence qu’ils y trouvent causent des perturbations chez beaucoup d’enfants : ils se replient totalement sur eux-mêmes, deviennent hyperactifs, agités. Pour survivre, ils doivent, tout d’abord, réapprendre le jeu. L’action éducative mise en place par les adultes revêt trois grandes caractéristiques : la continuation de l’enseignement commencé par les associations juives dans leProtektorat, la mobilisation de tous les moyens pour assurer l’avenir des enfants et, enfin, une présentation positive du judaïsme, malgré la présence nazie. Les Allemands admettent les cours de dessin et de chant, mais pas la littérature, l’histoire ou les sciences, jugeant ces matières, sans doute, trop dangereuses.
 

cidoc.b

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dessin d'enfant à Terezin

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Les enfants de Terezin

Terezin (en allemand Theresienstadt), ancienne ville militaire située à 60 km au Nord-Ouest de Prague, est transformée en ghetto par les Nazis dès 1941. Ils en font à la fois un camp de transit vers les camps d'extermination situés à l'Est et un ghetto modèle, une vitrine censée montrer à la communauté internationale la bonne volonté du Troisième Reich envers les Juifs. Un film de propagande nazi y a été tourné : il présente Terezin comme une station touristique où les Juifs sont bien traités !

En réalité, on y retrouvait les conditions de vie des autres ghettos : malnutrition, conditions d'hygiène épouvantables, maladies, tragique manque de moyens médicaux... 60 000 personnes ont été logées dans cette garnison qui abritait avant la guerre 3 500 soldats !

Malgré tout, là encore, comme dans les autres ghettos, la population juive déportée (originaire essentiellement de Tchécoslovaquie, mais aussi d'Allemagne, d'Autriche, et d'autres pays comme le Danemark) s'est organisée pour fournir aux enfants une vie aussi normale que le permettaient les circonstances éprouvantes et les menaces de déportation vers les camps d'extermination.

Malgré les édits nazis qui interdisaient aux enfants juifs l'accès à l'éducation, à Terezin, plus encore que dans d'autres ghettos, se sont mis en place des systèmes plus ou moins clandestins – que les Nazis ont parfois marginalement autorisés – pour donner aux enfants accès au travail manuel, au dessin, au chant, puis aux langues, à l'histoire, et à des rudiments d'histoire naturelle. Des enseignants se sont portés volontaires, comme Friedl-Dicker Brandeis, qui jusqu'à sa déportation et sa mort en 1944 organise des ateliers de dessin pour les enfants. Ancienne élève du Bauhaus - ses maîtres ont été Paul Klee et Wassily Kandinsky – elle applique des méthodes pédagogiques en avance sur son temps : elle fait faire aux enfants des exercices très dynamiques de graphisme, à partir d'un travail sur la perception, puis, en analysant leurs dessins, selon qu'ils expriment espoirs, angoisses ou peurs, elle pose les jalons de ce qui deviendra après guerre l'art-thérapie.

Les enfants dessinent sur le moindre bout de papier ; bien souvent ce sont d'anciens formulaires militaires d'avant-guerre. La nécessité d'économiser le papier devient source de créativité, la preuve en est dans les formats utilisés.

En octobre 1944, après une intense expérience auprès des enfants du ghetto, Friedl-Brandeis est désignée pour le prochain train de la mort, en partance pour Auschwitz. Son mari a été déporté peu auparavant. Avant de partir, elle a tout juste le temps de dissimuler les milliers de dessins réalisés au cours des ateliers dans deux valises, qu'elle cache dans l'un des dortoirs d'enfants. Á la Libération, ces valises ont été retrouvées et confiées au Musée Juif de Prague, qui conserve aujourd'hui plus de 4 000 dessins des enfants de Terezin.

Sur les 15 000 enfants qui sont passés par le camp-ghetto de Terezin, la majeure partie ont été déportés à Auschwitz où ils ont été assassinés dans les chambres à gaz. On estime qu'une centaine d'entre eux seulement ont survécu.

http://paril.crdp.ac-caen.fr

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