27/11/2012

extraits témoignage au procès d'Aldolf Eichman

 témoignage de Leslie Gordon 

Né à Budapest de parents polonais, Leslie Gordon est citoyen canadien au moment du procès.

Nous étions ensemble avec mon père qui avait 58 ans, ma mère 43, mon frère qui avait 22 ans. Moi, j'avais 21 ans. Il y avait ma sœur qui avait 19 ans, mon petit frère qui avait 16 ans, encore un frère qui avait 14 ans, ma petite sœur de 8 ans et demi et le petit dernier, mon frère de 5 ans.

Nous avons essayé de rester ensemble et de faire ce que ces « braves » SS nous avaient dit de faire, c'est-à-dire de marcher en direction de l'Est.

Question : Et de ceux qui ont été déportés avec vous, qui est resté en vie ?

Leslie Gordon : Pour autant que je sache... seulement moi.

Juge Halévi : Vous avez parlé des membres de votre famille ou bien de l'ensemble de ce transport ?

[...]

Proc. Général Hausner : Combien de personnes se trouvaient avec vous dans ce convoi ?

Leslie Gordon : Dans mon groupe il y avait 3 ou 400 personnes, je sais qu'il y avait 8 wagons et dans chaque wagon se trouvaient entre 40 et 60 personnes... deux tiers étaient des enfants.

Question : Combien de ces personnes qui se trouvaient avec ce groupe sont restées en vie ?

Leslie Gordon : Pour autant que je sache, seulement moi.

Jérusalem, audience du 1er juin 1961

http://paril.crdp.ac-caen.fr

quelques chiffres qui donnent le vertige

Ce blog ne se veut pas un blog d'écriture mais bien documentaire. J'espère pouvoir par ce blog, vous donner un maximum de pistes, de références, de films, de livres, de documentaires sur le sort des enfants.

Les sources disponibles facilement, pour le reste n'hésitez pas à me contacter

 

Voici quelques chiffres trouvés ça et là

source : http://paril.crdp.ac-caen.fr

Bilan chiffré

1 250 000

Sur les 4 918 enfants déportés de Belgique à Auschwitz, 53 revinrent.

Sur les 15 000 enfants qui passèrent par le camp de Theresienstadt (Terezin) dont les Nazis avaient fait un « ghetto montrable », une centaine survécurent.

Sur les 11 400 enfants déportés de France, seuls 200, des adolescents, rentrèrent.

Les chiffres, cette donnée triviale du monde comptable d'aujourd'hui et de la pensée d'administration, parlent d'eux-mêmes, même s'ils ne disent pas tout, même si, à ce stade statistique, ils ne disent rien de la vérité nue de l'épouvante.

Entre 5 100 000 et 5 800 000 Juifs disparurent en Europe durant la Shoah.

Parmi eux, environ 1.250.000 enfants furent assassinés sous toutes les formes possibles de cruautés ; soit 9 enfants sur 10.

À la chute du nazisme, il ne restait plus que 100 à 120 000 enfants survivants dans toute l'Europe soit entre 6 et 11 %, principalement en Europe Occidentale. Dans des régions entières de l'Europe centrale et orientale, il ne restait plus aucun enfant Juif vivant.

Pour ceux qui avaient survécu, un grand nombre d'entre eux orphelins, il leur fallait encore subir l'isolement « intérieur » de ceux qui n'arrivent pas à faire entendre leur « expérience », et essayer de vivre « normalement » une existence « privée de confiance dans le monde » (Jean Améry).

Gérard Rabinovitch

Centre de Recherche : Sens, Éthique, Société

Université Paris Descartes/CNRS

les enfants polonais

En fait, je viens de m'apercevoir que je n'aurais pas du appeler mon blog "les enfants dans la Shoah" mais bien "les enfants dans la tourmente nazi".

J'ai déjà parlé des enfants de Lidice, et j'aimerai aussi parler de nombreux enfants polonais.

je ne peux parler de l'enfance en ces temps cruels sans parler d'eux.

Nombreux sont ceux, blonds aux yeux bleus, qui furent enlevés à leurs familles et élevés par des familles allemandes de pure souche afin de perpétuer la race supérieure.

Nous parlons ici suivant certaines sources de plus de 50.000 enfants...

je ne connais pas bien le sujet, je ne vais donc pas m'étendre.

mais je ne pouvais pas ne pas en parler...

Ceux qui restérent en Pologne subirent aussi beaucoup de brimades, exclusions etc..

Je ne peux que vous encourager à regarder ce document publié par l'Unesco, datant de juillet 1948

http://unesdoc.unesco.org/images/0014/001442/144226fb.pdf

merci pour eux ...

Fredy Hirsch - Aachen - Terezin - Birkenau

http://c3.ort.org.il

 

Né à Aachen, en Allemagne, en 1916, Fredy (Alfred) Hirsch était membre du mouvement de jeunesse Maccabi. Suite à la promulgation des lois raciales, il déménagea à Prague où il devint un professeur de sport admiré.

Freddy fut dans l’un des premiers convois au ghetto de Terezin en hiver 1941. Il y devint directeur du département jeunesse, dévouant tout son temps aux enfants incarcérés dans le ghetto.

Lors de l’été 1943, environ 1200 enfants arrivèrent à Terezin du Ghetto de Bialystok. Selon les ordres des SS, les enfants furent isolés et interdits de recevoir des visiteurs. Fredy viola cet ordre et fut arrêté et déporté en septembre 1943 à Birkenau avec 5000 hommes, femmes et enfants. A l’arrivée, le convoi entier fut immédiatement  placé dans le « camp familial ». Cette zone provisoire du camp, dans lequel furent emprisonnés 17 000 prisonniers de Terezin déportés en septembre et décembre 1943 et en mai 1944, aurait été crée par les Allemands en prévision de la visite de la Croix Rouge.

Fredy comprit immédiatement le besoin urgent d’occuper ces enfants pendant la journée et – déclarant qu’ils nuisaient au travail des adulteset à la discipline dans le camp – parvint à persuader Dr Joseph Mengele de demander au commandant du camp de leur permettre d’utiliser une des baraques, le bloc 31, comme lieu de réunion pour les enfants les plus âgés. Le bloc 31 avait une vue dégagée sur les cheminées du  crématorium. Malgré ces conditions impossibles, Fredy s’occupa de la nourriture, du chauffage et des activités sociales pour environ 500 enfants, âgés entre 8 et 14 ans.

Ils étaient encadrés et soutenus par une équipe de jeunes animateurs sélectionnés, déterminée à maintenir la santé physique et mentale des enfants par une série d’activités.

Chaque jour, les enfants étaient occupés à faire de l’exercice, à se  laver et à vérifier s’ils avaient des poux. 

Les conditions de vie des enfants étaient améliorées : soupe plus épaisse que celle des autres prisonniers ; rations supplémentaires, propreté... Ces conditions ont permis d’assurer un taux de mortalité pour  « raisons naturelles » avoisinant, pour les enfants, 0% alors qu’il était d’environ 22% dans le camp familial.  

Bien que formellement interdit par les allemands, les animateurs organisèrent également des activités éducatives, dont des jeux, des histoires et des pièces de théâtre. Ils installèrent une petite librairie et inventèrent des jeux pour aider les enfants à se familiariser avec des figures historiques, à améliorer leur mémoire et à maintenir leur intérêt. Les enfants étaient également amenés à l’extérieur pour des jeux et des « chasses au trésor ». Les chants en groupe étaient particulièrement appréciés et surtout la chanson française  Alouette. Sur la requête de Freddy, les baraques sans fenêtre furent décorées de peintures d’esquimaux, d’indiens, d’africains, de campagne et de personnages de dessins animés favoris sur les murs.

«Les enfants aimaient être dans le bloc », dit Bondy, arrivée à Birkenau de Terezin en décembre 1943. « Les animateurs ne se sont jamais demandés pourquoi ils devaient enseigner aux enfants l’alphabet, la géographie, les règles de la grammaire tchèque ou de la gravité terrestre, alors que la mort était à leur porte. 

L’éducation était importante parce que leurs étudiants en avaient besoin. Mais aussi parce que c’était un moyen d’oublier…  Le bloc avait également d’autres avantages : une baraque chaude, loin des kapos abusifs ; la proximité de l’amitié ; la permission de `défiler` sans se tenir debout sous la pluie et le givre ; et différents petits délices – la chance de réparer les vêtements déchirés, des discussions amicales, et un sentiment d’abri et de refuge. » Un petit coin du bloc était également utilisé comme lieu de réunion pour la résistance du ghetto. Le grand moment de leur semaine était le soir de shabbat, lorsque les enfants et les animateurs présentaient des pièces de théâtre.

La plus mémorable fut celle de Noël 1943 : la représentation de « Blanche Neige et les sept nains », pour laquelle les enfants répétèrent plusieurs semaines, créant les textes, les chansons, les décors et les costumes. Ils jouèrent la pièce devant un large public, incluant même des gardes SS. 

Dans son article paru dans les Etudes de Yad Vashem vol.24, Shimon Adler décrit la vie quotidienne au bloc 31 comme « une île de stabilité dans une mer de souffrances et de terreur que les enfants devaient endurer…. » 

Pourtant l’existence du bloc 31 ne fut pas suffisante pour assurer la survie des enfants. Le 8 mars 1944, les enfants, la plupart des membres de leurs familles et les animateurs du convoi de septembre – dont Fredy – furent assassinés dans les chambres à gaz d‘Auschwitz-Birkenau.

Dans leurs mémoires, les quelques survivants du camp familial ont rappelé à de nombreuses reprises l’importance de l’amitié, de l’assistance mutuelle, du dévouement– et l’image de Fredy Hirsch.

« Toutes ces qualités », écrit Bondy, « les ont aidés à tenir bon… et après la guerre à retourner à leurs études, à trouver un emploi et à construire des familles – et à ne pas perdre leur foi en l’humanité. »

Source : http://www1.yadvashem.org

Bialystok - Terezin - Birkenau

1261 enfants de Bialystok arrivérent à Terezin en "aout 1943" (je n'ai pas la date exacte.. je cherche).

Dès leur arrivée, ils sont dirigés vers un bâtiment à part des autres, il semblerait que ceux enfants devaient être une monnaie d’échange contre des prisonniers allemands.

Contrevenant aux consignes, Hirsch ­(un jeune homme travaillant dans le ghetto et s’occupant d’ améliorer le quotidien des enfants, membre d’un groupe de jeunesse sioniste, encourage les jeunes à faire du sport, à se ­maintenir en forme), cherche à s'assurer qu'ils n'ont besoin de rien. Mal lui en prend : il est déporté avec eux à Auschwitz le mois suivant.

Les négociations n'avaient pas abouti, les enfants ont été liquidés.

Mais, il y a l’épisode de la douche…

Les enfants étant très sales à leur arrivée, une équipe est désignée pour les rendre plus « présentables », il est donc décidé de les envoyer à la douche pour les laver. Dés leur arrivée prés de celle-ci, les enfants de ¨Pologne se mettent à hurler en criant « gaz gaz »…

Leurs « accompagnateurs » ne comprennent pas de suite…  puis réalisent que c’est surement comme cela que l’on tue les juifs dans les camps où partent les trains..

Si ma mémoire est bonne, mais je n’en suis pas certaine, je crois que la sœur de Franz Kafka avait été assignée aux enfants de Bialystok…

sources : diverses dont ma mémoire...:-)

les enfants du ghetto de Bialystok

contexte historique:

 

 

A la suite du Pacte germano-soviétique de 1939, Bialystok, ville située dans le nord-est de la Pologne, se retrouva dans la zone d'occupation soviétique. L'Armée rouge entra dans la ville en septembre 1939, et l'occupa jusqu'à l'arrivée de l'armée allemande en juin 1941 suite à l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagne.

Dans les premiers jours de l'occupation allemande, des détachements des Einsatzgruppe (unités mobiles d'extermination) et des bataillons de la Police d'ordre raflèrent et exterminèrent des milliers de Juifs à Bialystok.

Dès le 26 juillet 1941, les Allemands ordonnèrent la création d'un ghetto. Environ 50 000 Juifs de la ville et des régions alentours furent confinés dans une petite portion de la ville.

Le ghetto comprenait deux sections, séparées par le fleuve Biala.

La plupart des Juifs de Bialystok travaillèrent essentiellement dans de grandes usines textiles installées dans le périmètre du ghetto ; les produits fournissaient l'armée allemande. Les Juifs furent parfois envoyés travailler hors du ghetto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En février 1943, environ 10 000 Juifs de Bialystok furent déportés aux camps d'extermination de Treblinka et d'Auschwitz. Des centaines de Juifs trop faibles ou trop malades furent tués pendant le transport.

Entre le 17 et le 31 août 1943, le ghetto de Bialystok fut liquidé.

L'armée allemande et les auxiliaires de police locaux l'encerclèrent et commencèrent à rafler systématiquement les Juifs pour les déporter vers Treblinka et Auschwitz.

Environ 7 600 Juifs furent détenus dans un camp de transit dans la ville avant leur déportation.

Ceux qui furent jugés aptes au travail furent envoyés au camp de Maidanek. A partir de ce camp, et après une autre sélection pour vérifier leur aptitude au travail, ils furent emmenés dans les camps de Poniatowa, Blizyn ou d'Auschwitz.

Ceux qui furent jugés trop faibles pour travailler furent assassinés à Maidanek.

Plus de 1 000 enfants juifs furent envoyés d'abord dans le ghetto de Terezin en Bohême, puis à Auschwitz-Birkenau, où ils furent assassinés.


Sourcememorial-wlc.recette.lbn.f

l'enfant et le génocide

A lire aussi

 

L’Enfant et le génocide. Témoignages sur l’enfance pendant la Shoah.  Textes choisis et présentés par Catherine Coquio & Aurélia Kalisky, Robert Laffont, « Bouquins », 1264 p., 32 €, 9 782221 099896. 

À l’heure où la proposition du Président Sarkozy lors du dîner actuel du CRIF de faire porter aux élèves de CM2 la mémoire d’un enfant juif assassiné a suscité un tollé, y compris au sein de  la communauté juive, et où une Commission se réunit néanmoins pour examiner de nouvelles modalités d’enseignement de la Shoah à l’école, cette impressionnante anthologie de textes et témoignages sur l’enfance  pendant  la Shoah, choisis par  deux spécialistes de littérature comparée, respectivement présidente et vice-présidente de l’Association de recherches internationale sur les crimes contre l’humanité et les génocides, tombe à point nommé. 

« Il y avait une fois des Cyclistes. On ne les aimait pas. Parce qu’ils étaient Cyclistes. 

Ils s’y étaient habitués. Un jour, un dictateur, nommé Fureur Sacrée , annonça qu’il les tuerait, jusqu’au dernier […] Au bout de quelques années, le dictateur se suicida, mais quelques millions de Cyclistes avaient disparu en fumée ». Cet extrait du livret Un opéra pour Terezin de la dramaturge Liliane Atlan, rappelle l’image même qu’utilise Hannah Arendt dans la  première partie des Origines du totalitarisme – L’Antisémitisme– mais pour démontrer quant à elle combien la théorie du « bouc émissaire » porte en elle-même sa propre réfutation ! 

 

Six millions de Juifs, dont un million et demi d’enfants furent assassinés au cours de la Catastrophe qui frappa l’Europe. Incarnant l’origine et l’avenir de la communauté, l’enfant, est pour le judaïsme un être deux fois sacré :  « Qui sauve un enfant sauve l’humanité tout entière » dit le Talmud. Pour les nazis, il n’était que  Galanterie, « bimbeloterie ».  Laisser grandir les enfants après avoir assassiné leurs parents c’était courir le risque qu’ils « se vengent sur nos enfants et nos descendants » se justifiait Himmler. Et si Mengele se faisait appeler « Oncle » par les petits Tsiganes, ces derniers n’en étaient pas moins gazés : le « sacrifice » était nécessaire pour éradiquer à tout jamais ce peuple « élu » et rival. « Le campn’est pas une maternité », proclamait le même Mengele : pour que sa mère enceinte au camp échappe à la mort promise, Régine Frydman, onze ans, piétina sans relâche son ventre, tuant dans l’œuf  celui qui aurait pu devenir son petit frère.

Dans La Trêve, Primo Levi rappelait le souvenir de ce « petit sphinx » âgé de trois ans, sans doute né à Auschwitz, dont la mère avait disparu, à qui l’on n’avait pas appris à parler et que les déportés avaient urnommé Hurbinek –diminutif hébreu de Hurban, mot qui désigne pour les Juifs de l’Est la « Catastrophe » de la destruction du Temple.

Dans son roman Moni : A Novel of Auschwitz, Ka-Tzetnik,  Yehiel Dinur de son vrai nom, qui vint témoigner au procès d’Auschwitz en pyjama rayé et s’évanouit au cours de son témoignage, évoquait quant à lui le souvenir de ces petits esclaves affectés à la satisfaction sexuelle des chefs nazis en échange d’une « protection » éphémère, les Piepel. 

À quoi joue-t-on à « Pitchipoï », dans un monde qui ne laisse plus place au « pourquoi ? » enfantin, pas plus qu’à l’imagination, dans un monde où la vie même est frappée d’interdit ?  

« Je fus jadis un enfant, voilà tantôt trois ans […] Elle est passée l’enfance. J’ai vu les flammes, je suis mûr à présent, et j’ai connu la peur, les mots sanglants, les jours assassinés: où sont les croquemitaines d’antan ?… », écrit Hanus Hachenburg, un enfant tchèque de 13 ans. « C’était presque Noël. Mais ici les cloches n’appelaient pas à jouer ni n’incitaient à la joie. Leur son était suivi de la forte voix d’un homme qui criait en répétant les mêmes mots : “A meth ?” » (« Un cadavre ? »), raconte Ruth Glasberg-Gold.

Car les enfants  et les adolescents  écrivirent au camp : des lettres, des journaux, des chansons, des poèmes ; ils dessinèrent : des papillons, mais aussi la gare de Terezin, les convois d’enfants polonais, les Figuren, les Scheisse, autrement dit les corps à brûler ; ils montèrent et jouèrent des spectacles. Nombre de survivants ont écrit leur témoignage après-guerre, certains sont très connus  –Aharon Appelfeld, Imre Kertesz, Primo Levi, Etty Hillesum, Georges-Arthur Goldschmidt, Nelly Sachs, Paul Celan, Charlotte Delbo, Ruth Klüger, Tadeusz Borowski, Anne-Lise Stern –d’autres sont inconnus. 

Comment vit-on quand on a perdu son père à Auschwitz à l’âge de six ans ? « Il y a chez tout homme de ces douleurs qui l’accompagnent la vie durant. On a beau s’en éloigner, prendre de l’âge, devenir père à son tour, mais à travers tout homme c’est l’enfant qui souffre, l’enfant qu’il est toujours », témoignait  le dramaturge  René Kalisky né de parents juifs polonais immigrés à Bruxelles en 1921. Cet ouvrage, publié avec le concours de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah,  fruit de cinq années de travail, ne se veut pas « un livre d’histoire […] mais un document d’humanité » s’attachant à comprendre l’expérience de l’enfance et l’écriture de cette expérience. Son originalité tient aux regards croisés des enfants sur la folie du monde adulte, et des adultes sur l’anéantissement de l’enfance.  S’il  est « écrasant » pour le lecteur,  comme le reconnaissent  et comme l’ont  d’ailleurs  voulu  ses auteurs, c’est parce que « la réalité elle-même est exagérée » (H. Arendt). 

Des annexes comprenant une bibliographie « sélective » de 25 pages, un glossaire, des cartes, des notices biographiques, une table des textes – dont plusieurs inédits et traduits de dix sept langues– et des illustrations complètent ce voyage « au pays de la mort » en faisant un outil pédagogique indispensable. 

Sylvie Courtine-Denamy (EPHE)

http://www.causeco.fr/actualites/L'Enfant_et_le_genocide.pdf

a voir aussi sur l'attentat contre Heydrich

Reinhard Heydrich Attentat in Prague 1942 Assassination story (01)

Reinhard Heydrich Funeral (March 7, 1904 June 4, 1942) part 1

sur Youtube

Lidice, photos d'époque, documentaires et film

Lidice après le massacre

Après le massacre des hommes

 

Enfants de Lidice

photo de l'école de Lidice

 

Lidice après le massacre

après le massacre

Lidice

Avant le massacre

http://www.lidice.cz/

 

Sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=8Dor0Jr4iU4&feature=related

Lidice, The Devil's Own Beacon: 

http://www.youtube.com/watch?v=j-V-wUkgeQw&feature=related

Lidice Lives; mini-documentary

Tous ces liens et documentaires sont bien entendu à prendre avec beaucoup de recul..

Fillm plus ou moins romancé :

Opération Lidice : l'histoire d'un massacre nazi


.../...

Je ne pense pas que d'autres commentaires soient nécessaires, mais c'est un avis purement personnel.

J'ai donc préféré faire un album avec quelques photos..