19/04/2013

lecture intéressante

 

Herman Vandormael, historien, a interviewé soixante enfants juifs de Belgique et des Pays-Bas qui, pendant des mois et des années de guerre, ont dû se cacher pour échapper à la terreur du régime nazi. Aujourd'hui seulement, plus de soixante ans après, ceux qui ne sont plus des enfants, parviennent doucement à s'exprimer sur leur expérience traumatisante et leurs jeunes années dans l'ombre. Alors que des milliers de juifs étaient déportés vers l'Est pour y mourir, ces enfants se cachaient dans des couvents, des internats ou chez de « simples » citoyens, qui ont mis leur propre vie en danger pour les sauver. Après la guerre, souvent, le plus dur arrivait : l'absence « temporaire » des parents, frères, soeurs, oncles, ... se révélait définitive. L'auteur a rassemblé ces derniers témoignages, illustrés par des documents inédits, et les a replacés dans le contexte historique de l'époque.

lecture

Les enfants cachés se souviennent

À propos de l’ouvrage

Herman Vandormael, historien, a interviewé soixante enfants juifs de Belgique et des Pays-Bas qui, pendant des mois et des années de guerre, ont dû se cacher pour échapper à la terreur du régime nazi. Aujourd'hui seulement, plus de soixante ans après, ceux qui ne sont plus des enfants, parviennent doucement à s'exprimer sur leur expérience traumatisante et leurs jeunes années dans l'ombre. Alors que des milliers de juifs étaient déportés vers l'Est pour y mourir, ces enfants se cachaient dans des couvents, des internats ou chez de « simples » citoyens, qui ont mis leur propre vie en danger pour les sauver. Après la guerre, souvent, le plus dur arrivait : l'absence « temporaire » des parents, frères, soeurs, oncles, ... se révélait définitive. L'auteur a rassemblé ces derniers témoignages, illustrés par des documents inédits, et les a replacés dans le contexte historique de l'époque.

14/12/2012

Sujet délicat : les camps d'internement en France

Pour comprendre la position du gouvernement français pendant la 2ème guerre mondiale, il faut d’abord se remettre dans un contexte historique antisémite mais aussi reprendre l’histoire des camps d’internement qui commence bien avant la république de Pétain.

Pour ce faire, je ne peux que vous conseiller de lire la thèse de Denis PESCHANSKI

Les camps français d’internement (1938-1946), UNIVERSITÉ PARIS 1 Panthéon-Sorbonne

http://histoire-sociale1.univ-paris1.fr/cherche/TheseComp...

je le cite donc :

« Février 1939 : le premier camp d'internement français ouvrait ses portes à

Rieucros, en Lozère. Mai 1946 : les derniers internés quittaient le camp des

Alliers, en Charente. Entre ces deux dates quelque  600 000 personnes furent

internées, pour un temps variable, dans quelque 200 camps, à la durée et au

statut variables. Ce qui frappe au premier abord c'est à la fois l'ampleur du

phénomène et sa durée, puisqu'il a concerné tous les départements sans

exception et qu'il a traversé trois régimes, la Troisième République finissante,

l'État français sous tutelle et la République renaissante. »

et parmi eux, beaucoup d’enfants juifs français ou non …

je me cantonnerai aux témoignages, et encore seulement après un grand tri, ce sujet est si vaste et difficile…

04/12/2012

le journal d'Anne Frank

Mondialement connu, nous l'avons tous lu et relu ...

je ne rentrerai donc pas dans les détails, je vous invite à visiter le site http://www.annefrank.org et aux détours d'une balade à Amsterdam, à aller visiter la maison où Anne était cachée...

Plusieurs films, même un dessin animé traitent du sujet... je ne suis pas fan, je pense que rien ne vaut la lecture mais c'est peut-être plus facile pour certains de passer par l'audiovisuel..

Histoire de Rutka Laskier

Janvier 1943. Rutka Laskier a 14 ans quand elle commence à écrire son journal, dans le ghetto de Bedzin, ville ouvrière qui comptait 25 000 Juifs (un habitant sur deux), dans la région de Cracovie. 

Là, comme dans tant d’autres villes, les nazis, dès 1939 mènent une politique d’exclusion et de terreur au regard des Juifs. En septembre 1939 les Einsatzgruppen brûlent la grande synagogue de la vieille ville ainsi que les maisons  environnantes. Puis ce sont les premières expulsions des Juifs du centre ville,  avec interdiction pour eux d’en emprunter les rues ;  les brassards blancs marqués de l’étoile de David, bientôt remplacés, en 1941, par l’étoile jaune avec la mention « Jude » ; enfin les relogements successifs, dans un ghetto encore ouvert, puis dans un autre, entièrement clos de murs.

Auschwitz n’est distant que de 40 km : en 1943 Rutka sait avec beaucoup de lucidité quel destin l’attend. Dans son journal, qu’elle écrit jusqu’au 24 avril 1943, date à laquelle la famille est « relogée » dans le second ghetto, elle parle des chambres à gaz et des crématoires. D’autre part, elle est témoin de la violence inouïe dont peuvent faire preuve les soldats allemands dans le ghetto.

Elle  décrit l’étau se resserrant implacablement  sur sa famille et ses amis,  effroyable mécanisme  qui  les conduira à la mort (son père seul survivra), mais elle évoque aussi avec une grande liberté ses premiers émois d’adolescente et l’éveil de son corps. Un extraordinaire mélange de lucidité, de peur  extrême  et d’envie de vivre caractérise le journal de Rutka. Il constitue aussi un document exceptionnel sur la vie dans les ghettos, où tout est exacerbé, les souffrances mais aussi l’amour de la vie coûte que coûte, dès que la moindre occasion se présente.

Les Laskier s’entassent en 1942, avec d’autres familles, dans la maison des Sapinska, Polonais catholiques,confisquée par les nazis pour en faire une maison du ghetto. La fille des anciens propriétaires, Stanislawa, à la demande de son père, vient voir ce que devient leur ancien domicile. Elle s’y lie d’amitié, au cours de ses visites, avec Rutka. La jeune fille juive lui parle de son journal, du peu de temps qu’il lui reste à vivre. Elle souhaite que son journal lui survive.  Stanislawa lui conseille une cachette, qu’elle connaît bien, sous une marche de l’escalier dans la maison.

Le 24 avril 1943, la famille Laskier change une nouvelle fois de quartier : cette fois les Juifs sont enfermés dans un ghetto hermétique. Piégés, ils  y attendent la déportation. Le ghetto est liquidé par les  nazis en août : toute la famille Laskier est déportée à Auschwitz. A l’arrivée dans le camp d’extermination, Rutka, son petit frère Joachim et sa mère Dorka sont séparés du père, Yaacov. Lui seul a survécu. On sait depuis peu, grâce au témoignage d’une amie de déportation, que Rutka a survécu jusqu’en décembre 1943. Elle attrape alors le choléra.  Sous la menace d’un SS, son amie doit l’emmener jusqu’aux chambres à gaz dans une brouette. Pendant le trajet  Rutka la suppliait de s’approcher des barbelés pour s’y jeter et mourir électrocutée. 

Lorsqu’elle est retournée dans son ancienne maison, Stanislawa, son amie catholique, a retrouvé le journal intime, caché sous une marche, comme elle l’avait conseillé. Elle n’a rendu publiques ces soixante pages qu’en 2005, et en a fait don deux ans plus tard au musée Yad Vashem de Jérusalem.

http://www.memorial-caen.fr

l'enfant de Noé

je ne peux que vous conseiller le livre d'Eric-Emmanuel Schmitt "l'enfant de Noé"

C'est un roman et non un livre d'histoire, mais je l'aime beaucoup. sa lecture est très facile... même mes élèves l'ont lu ! :-)

03/12/2012

Les justes en Belgique

Au 1er janvier 2007, 1443 citoyens belges avaient été reconnus comme Justes parmi les Nations par Yad Vashem à Jerusalem.

Proportionnellement, la Belgique compte, parmis tous les pays, le nombre de Justes le plus élevé. Alain Goldschlager, cité par martin Gilbert, écrit à propos de la situation en Belgique :

"La Belgique a beaucoup fait pour sauver les enfants. Je crois que ces actes de sauvetageaient  étaient conçus comme une forme de résistance aux Allemands. Et l'antisémitisme n'était pas aussi profondément enraciné que dans d'autres pays comme les Pays Bas par exemple. L'organisation d'aide aux enfants juifs à Bruxelles était admirable et très étendue, elle comprenait un grand nombre de non-juifs et d'institutions.

 http://www.maisondesjustes.com


Je pourrais donc vous en citer beaucoup, mais la place et le temps vont me manquer

Je vous conseille donc à surfer, lire, chercher... 

p://www.maisondesjustes.com

les enfants cachés en Belgique - YVONNE NEVEJEAN

Le 6 mai 1996, la poste belge, dans le cadre de l’émission « Europa » ayant pour sujet les femmes célèbres, a émis un timbre rendant hommage à Madame Yvonne NEVEJEAN.

Yvonne NEVEJEAN est, dès le début de 1940, directrice de l’O.N.E. (œuvre nationale de l’enfance), organisme ayant pour fonction d’assurer un meilleur bien-être aux enfants et où elle travaille déjà depuis 1928 comme inspectrice.

De par sa fonction, elle est parvenue à éviter le contrôle de l’institution par l’occupant allemand et, par son action, à sauver environ 4.000 enfants juifs de l’extermination.

A la demande de membres du C.D.J. (comité de défense des juifs), organisation clandestine, elles sera l’un des rares membres effectifs non juif, au comité de direction de la commission des enfants. Elle y contribue à l’organisation et l’action de sauvetage de ces enfants.

Par son assistance efficace et le soutien financier qu’elle obtient de diverses sources, elle organise le placement des enfants dans diverses institutions (orphelinats, couvents, sanatoriums, etc…) ainsi que dans des foyers privés non juifs.

Il y a lieu de souligner que, malgré les risques encourus, l’entr’aide et le soutien d’une grande partie de la population belge non juive a été importante et déterminante pour cette action de sauvetage.

Complémentairement à ces sauvetages individuels, on relatera deux interventions de Madame NEVEJEAN pour la soustraction à la déportation d’importants groupes collectifs d’enfants.                                                                                                     

En Europe occupée, la Belgique présentait une particularité unique : l’autorité allemande, pour faire croire que la déportation de la population juive était seulement destinée à des camps de travail, ne déportait pas les enfants en dessous de 16 ans sans les parents.

A cet effet, elle autorise l’A.B.J. (association des juifs de Belgique) – organisation sous contrôle de l’occupant pouvant être comparée au Judenrat des pays de l’Est – à créer des homes pour l’hébergement de ces enfants. Ces homes étaient donc connus de la gestapo. Ils vécurent de manière administrativement régulière, mais aussi à sa merci.

En octobre 1942, la gestapo procède à la rafle de la soixantaine d’enfants du home de Weezembeek près de Bruxelles, pour les interner à la caserne de Malines, camp de rassemblement avant le départ pour Auschwitz par le convoi prévu pour le lendemain.

Yvonne NEVEJEAN, prévenue, alerte la Reine Elisabeth, dont l’intervention aida et permit leur libération, au dernier moment avant l’embarquement vers une mort certaine.

En août 1944, la gestapo décide d’achever la déportation des juifs de Belgique et prévoit leur envoi vers les camps pour la fin du même mois. Les quelques centaines d’enfants dans les homes, cibles faciles car sous contrôle de la gestapo, doivent faire partie de ce dernier convoi prévu pour quelques jours seulement avant la libération de Bruxelles.

Cette fois encore, Madame NEVEJEAN, prévenue, se démène corps et âme, use de ses relations pour trouver, en un temps compté vu l’urgence, des refuges pour abriter les enfants, qui furent tous soustraits aux griffes nazies.

Madame NEVEJEAN a bien entendu été honorée « Juste parmi les Nations » par le Yad Va Shem en Israël.

http://apfi.philatelie.free.fr

les enfants cachés en Belgique - Le PERE BRUNO REYNDERS

LE PERE BRUNO REYNDERS AVAIT SAUVE 390 ENFANTS JUIFS :HOMMAGE A OTTIGNIES:UN LIVRE

LAPORTE,CHRISTIAN

Page 018

Vendredi 24 mai 1991

Hommage à un Bénédictin exceptionnel

Le Père Bruno Reynders avait

sauvé 390 enfants juifs

Le père Bruno Reynders, un Bénédictin formé à l'abbaye du Mont-César n'était pas un religieux comme les autres. Cet érudit qui comptait parmi les meilleurs connaisseurs de la pensée de saint Irénée aurait pu mener une existence paisible dans la quiétude des bibliothèques savantes; tout au contraire, il fit de son existence une action permanente contre l'injustice, contre toutes les injustices. Avec toujours le souci des petits, des pauvres.

Un peu malgré lui, cet humaniste chrétien devint un héros plein de modestie: ces propos du ministre Valmy Féaux reflètent bien l'esprit qui a présidé au double hommage qui lui a été rendu, mardi soir à Ottignies, à la fois par la ville universitaire et par des chrétiens et des juifs fraternellement unis dans le souvenir d'un homme peu commun qui a sauvé 390 enfants juifs de la barbarie nazie.

Dix ans après sa mort, sa cité d'adoption et une association qui veut perpétuer son souvenir ont estimé que l'heure était venue d'inscrire son histoire dans la mémoire collective. Par l'attribution d'un nom de place et l'érection, d'une stèle, certes, mais davantage encore par un ensemble de témoignages d'hommes et de femmes et d'un livre qui ont côtoyé Bruno Reynders pendant les heures tragiques et plus heureuses de sa vie.

Il y a vingt-six ans, l'État d'Israël avait déjà nommé Bruno Reynders, Juste des Nations et lui avait dédié un arbre au Yad Vashem à Jérusalem. Plusieurs enfants sauvés en 40-45, aujourd'hui adultes, sont venus évoquer son souvenir en terre ottintoise, l'un d'eux même ayant fait le déplacement de Denver pour la circonstance. Des témoignages poignants qui montrèrent que le Père Reynders n'hésitait pas à mettre sa vie en péril pour des inconnus. Yvonne Jospa rappela quant à elle que le Bénédictin était venu, notamment, en aide à un des saboteurs du train Bruxelles-Auschwitz et avait fait passer en zone libre des aviateurs anglais et canadiens.

L'abbé Jacques Dereau, ancien doyen d'Ottignies évoqua les dernières années de la vie de Bruno Reynders. Une période de souffrances souvent terribles mais qui n'a pas empêché l'homme de se donner à fond pour son dernier apostolat, la pastorale des aînés moins valides. Encore une facette étonnante d'un homme dont on rappela aussi l'expérience d'une dizaine d'années comme curé de paroisse dans la banlieue rouge de Paris... Comme le souligna Lazard Pérez, le président du comité de coordination des associations juives, un verset biblique, commun à la fois aux chrétiens et aux juifs pourrait résumer la vie du père Reynders: «Aime ton prochain comme toi-même»...

CHRISTIAN LAPORTE

http://archives.lesoir.be

les enfants cachés en Belgique - La Reine Elisabeth

En juillet 1942, la Gestapo opéra les premières rafles dans les quartiers habités par les Juifs à Bruxelles et les emprisonna à Malines en vue d'une déportation vers l'Est. En août 1942, Sa Majesté la Reine Elisabeth reçut en audience l'Association des Juifs belges, sa Majesté leur assura qu'elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour arrêter les rafles et pour protéger les juifs belges de la déportation.

Et le 24 septembre 1942, à Bruxelles, le cardinal Van Roey, chef de l'Eglise catholique de Belgique, et la Reine Elisabeth intercédèrent auprès des autorités d'occupation allemand après l'arrestation de six membres importants de la Communauté Juive. Grâce à leur intervention, cinq d'entre eux furent relâchés.

Le Château de la Reine Elisabeth à jamoigne était un orphelinat pour les enfants des soldats belges, dirigé par Marie Taquet, femme d'un officier de l'armée de terre. En 1943, elle y accueillit 80 enfants juifs. Tous leurs noms furent modifiés pour avoir une consonance chrétienne et ils furent dispersés parmi les autres enfantsS sauvés..